Du Chanvre Textile au CBD Bien-Être : 2000 Ans d'Histoire Cannabique en Tarentaise

Cultivé depuis l'époque romaine dans notre vallée alpine, le chanvre accompagne l'histoire de la Tarentaise. De la culture textile d'autrefois aux fleurs de CBD d'aujourd'hui, découvrez comment Hempereur perpétue une tradition millénaire dans les montagnes savoyardes.

Moûtiers, Capitale Historique du Chanvre en Tarentaise

Lorsque l'on évoque Moûtiers aujourd'hui, on pense spontanément aux départs vers les stations de ski prestigieuses de La Plagne, Courchevel ou Les Arcs. Pourtant, cette petite ville de Savoie cache une richesse historique exceptionnelle qui remonte à plus de 1500 ans. Ancienne Darantasia à l'époque gallo-romaine, Moûtiers fut le siège d'un archevêché dès le Ve siècle, élevé au rang de métropole archiépiscopale en 794, avec juridiction sur les diocèses d'Aoste et de Sion.

Cette cathédrale Saint-Pierre millénaire, véritable joyau architectural au cœur de la vallée, témoigne d'une époque où Moûtiers était bien plus qu'un simple point de passage : c'était la capitale religieuse, politique et économique de toute la Tarentaise. Les archevêques-comtes de Tarentaise, princes du Saint-Empire romain germanique, régnaient sur ces vallées depuis leur palais épiscopal dominant l'Isère.

Mais au-delà de ce patrimoine religieux exceptionnel pour une ville de cette taille, Moûtiers et toute la Tarentaise vivaient au rythme d'une culture aujourd'hui oubliée : celle du chanvre.

Tsanevi et Chenavières : La Toponymie Révèle l'Omniprésence du Chanvre

En parcourant les actes notariés anciens de la Tarentaise, on découvre avec surprise l'importance des surfaces consacrées à la culture du chanvre européen (Cannabis sativa). Le patois savoyard a conservé la mémoire de cette plante : la graine se nommait "tsanava", et les champs où on la cultivait s'appelaient "tsanevi" – terme à rapprocher de "chenève", "chenavière" ou "chenevier".

Ces toponymes parsèment encore aujourd'hui la carte de Savoie, depuis les hauteurs d'Aime-La-Plagne jusqu'aux vallées menant vers Bourg-Saint-Maurice. Leur cousin méridional, la célèbre "Canebière" marseillaise, rappelle que du nord au sud des Alpes, le chanvre était roi. Ces noms de lieux sont autant de jalons d'une activité omniprésente, permettant de localiser précisément où se déroulaient ces cultures, même lorsqu'il n'en reste plus rien aujourd'hui.

De même, les lieux-dits comportant le terme "nê" (Nay, Les Nays, Nayset) désignaient les bassins creusés pour le rouissage, cette étape cruciale de macération des tiges dans l'eau stagnante. Ces traces toponymiques constituent un patrimoine culturel immatériel qui cartographie littéralement l'économie chanvrière d'autrefois.

Cannabis Sativa en Altitude : Le Chanvre de Montagne Tarin

Le chanvre commun mesure entre 1,50 et 3 mètres à maturité, mais la variété dite "chanvre de Piémont" pouvait atteindre jusqu'à 4 mètres. Cette plante dioïque – avec pieds mâles portant le pollen et pieds femelles portant les graines – s'accommodait parfaitement du climat montagnard.

La culture du chanvre peut se faire jusqu'à 1000 mètres d'altitude, ce qui explique sa présence massive en Tarentaise. Les plateaux d'Aime-La-Plagne, aujourd'hui domaine skiable mondialement connu, étaient autrefois des terres chanvrières. Cette capacité d'adaptation en altitude n'est pas anodine : les conditions de culture en montagne – air pur, eau de source minéralisée provenant des glaciers, ensoleillement intense, et stress environnemental modéré – produisent des plantes aux profils biochimiques particulièrement riches.

Le semis s'effectuait en mai. Dès juillet, les plants mâles arrivaient à maturité et étaient arrachés lors d'une opération appelée "efemellâ" en patois – terme paradoxal puisqu'on retirait les mâles et non les femelles. Après la mi-septembre, on arrachait les plants femelles, qu'on laissait sécher en gerbes sur le champ pendant deux à trois semaines.

Du Berceau à la Tombe : Une Économie Autarcique

Le chanvre accompagnait littéralement toute la vie du paysan savoyard, des langes du nouveau-né aux linceuls des défunts. Cette plante permettait une vie autarcique qui caractérisait les villages de montagne.

L'Huile de Chanvre

Après vannage, les graines étaient portées aux moulins noirs – par opposition aux moulins blancs produisant la farine – pour en extraire l'huile. Cette huile de chanvre, au goût fort et désagréable, était surtout réservée aux familles les plus pauvres pour l'alimentation, faute d'huile de noix. En revanche, elle alimentait couramment les petites lampes à huile appelées "creju" et servait de remède vétérinaire pour les animaux malades. Le tourteau résiduel était mélangé à l'alimentation du bétail, tandis que certains donnaient les graines aux poules pour prolonger la ponte hivernale.

Le Rouissage dans les "Nê"

Les plants étaient immergés dans l'eau stagnante des "nê", bassins creusés à proximité d'un ruisseau ou d'une source. Cette macération de trois semaines facilitait la séparation de l'écorce filamenteuse de la tige ligneuse. Les bottes de chanvre ("na pgna") étaient maintenues sous l'eau par des planches lestées de pierres.

Le Teillage et le Peignage : Travaux d'Hiver

Le teillage – "bloyé" en patois – constituait l'une des activités hivernales des veillées. Il s'agissait de casser la tige pour séparer l'écorce utile du bois central. Ce travail pénible, poussiéreux, nécessitait une grande habileté manuelle. Certains utilisaient un brise-chanvre, ingénieux outil en bois composé de lames fixes et mobiles formant une mâchoire broyeuse.

Les tiges cassées n'étaient pas perdues : liées en petits paquets appelés "tsandavu" (chénevotte), elles servaient à allumer le feu. L'écorce filamenteuse était ensuite peignée avec des peignes métalliques aux dents progressivement plus resserrées, travail réalisé par des spécialistes itinérants appelés pignards – nom qui subsiste dans certaines familles savoyardes. Ces artisans se déplaçaient de village en village et, selon les archives du sénat de Savoie, se faisaient régulièrement attaquer et voler, tant leur métier était précieux.

Des Textiles pour Tous les Usages

La filasse obtenue servait directement à la fabrication des cordes. Pour être filée et tissée, elle devait être assouplie avec un moulin à chanvre ou par frottement sur une lame de fer.

Les toiles les plus grossières avaient des usages agricoles : sacs, "drapê" (grandes toiles pour transporter le foin), "batsoules" (sacs latéraux du bât de mulet pour le fumier). Les toiles plus fines produisaient deux qualités : la "ritte", toile fine pour chemises et draps, et "l'étoupe", mélangée à d'autres fibres pour créer la "tiretaine", toile-drap dont la chaîne était en chanvre et la trame en laine, servant aux vêtements quotidiens.

Tarentaise Industrielle : De la Houille Blanche aux Usines d'Électrométallurgie

L'arrivée du chemin de fer à Moûtiers en 1893 marque un tournant majeur dans l'histoire de la vallée. Cette desserte ferroviaire permet l'implantation des premières usines tirant leur énergie de la houille blanche – cette électricité produite par les torrents de montagne.

Entre 1893 et 1938, sept usines d'électrochimie et d'électrométallurgie s'implantent en Tarentaise : l'usine de corindon d'Arbine à La Bâthie (1893, toujours en activité), Notre-Dame-de-Briançon (1897), Pomblière (1901), le Villard-du-Planay sur la commune de Bozel, Château-Feuillet à Petit-Cœur (1928), et l'usine d'acier chromé de Moûtiers (1938). Au cœur de la Tarentaise, cinq établissements se pressaient sur une dizaine de kilomètres, fournissant du travail à près de 2000 personnes.

La population locale s'adapte alors à ce nouveau modèle : on voit apparaître le "genre de vie ouvrier-paysan". Face au déclin de l'économie agricole – et donc de la culture du chanvre textile –, le travail en usine séduit par sa sécurité d'emploi. La législation limitant la durée hebdomadaire du travail rend possible la double activité pour les travailleurs postés en trois-huit. Toute la population de Tarentaise descend des hauts villages du bassin d'Aigueblanche, de Peisey-Nancroix, des vallées des Belleville (futures Ménuires, Val Thorens) et du Doron de Bozel (future Courchevel).

L'Annexion de 1860 : La Fin du Chanvre Textile

L'annexion de la Savoie à la France en 1860 porte un coup fatal à la culture du chanvre textile en Tarentaise, comme dans le reste du département. Les trois quarts de la Haute-Savoie font partie d'une zone franche avec Genève, et les habitants de la vallée, sortis du modèle autarcique, peuvent désormais faire leurs courses en Suisse voisine où les tissus sont moins chers et de meilleure qualité.

La culture viticole connaît un sort similaire : autrefois florissante dans la vallée – les vignobles de Tarentaise couvraient environ 1500 hectares au XVIIIe siècle –, elle décline face à la concurrence des vins du sud, facilités par l'extension des transports ferroviaires. Le phylloxéra, le mildiou et l'oïdium achèvent ce déclin. Après 1914, la culture du chanvre textile est définitivement abandonnée.

La Tarentaise vit une transformation radicale au XXe siècle. Le sylvopastoralisme traditionnel – combinant vergers, élevage et cultures – cède progressivement la place à un agropastoralisme mécanisé centré sur la production laitière et fromagère (le célèbre Beaufort AOP).

Mais c'est surtout le développement des sports d'hiver qui métamorphose la vallée. Les premières stations apparaissent dans les années 1950-1960 : Courchevel (1946), Méribel, La Plagne (1961), Les Arcs (1968), Tignes, Val-d'Isère... Des alpages et forêts d'altitude deviennent progressivement les plus grands domaines skiables au monde.

Les Jeux Olympiques d'Albertville en 1992 constituent l'apogée de cette mutation. Les infrastructures routières sont entièrement repensées : prolongement de l'autoroute A43 entre Chambéry et Albertville, mise en 2×2 voies jusqu'à Moûtiers. Comme le résume l'ancien président du conseil général de Savoie : "On a gagné 20 ans. Le drame de la Tarentaise, c'est qu'on y a construit les stations avant de construire les routes."

Neuf stations de Tarentaise accueillent des épreuves olympiques : Courchevel, La Plagne, Les Arcs, Val-d'Isère, Les Ménuires, Méribel, Tignes, Pralognan-la-Vanoise et Les Saisies. La vallée devient officiellement "le plus grand domaine skiable au monde", avec plus de 1400 km de pistes et 600 remontées mécaniques.

Cette économie touristique massive remplace définitivement l'industrie : les usines ferment progressivement (Château-Feuillet en 2022, mettant fin à 221 emplois), tandis que la capacité d'accueil touristique grimpe à environ 300 000 lits. La main-d'œuvre agricole et industrielle d'autrefois est remplacée par les emplois saisonniers du ski.

La Mutation Blanche : Des Usines aux Stations de Ski

C'est dans ce contexte historique profond que s'inscrit le projet Hempereur. À Aime-La-Plagne, là même où les anciens Tarins cultivaient leur "tsanevi" pour en faire cordes et textiles, nous cultivons aujourd'hui du chanvre CBD à plus de 1000 mètres d'altitude.

Une Tradition Retrouvée, Une Innovation Assumée

Notre approche s'inspire directement du savoir-faire ancestral :

  • Permaculture plutôt que monoculture intensive

  • Respect du terroir montagnard et de ses conditions uniques

  • Cycle naturel adapté à l'altitude, comme le pratiquaient nos prédécesseurs

  • Transformation artisanale valorisant la plante dans son entièreté

Mais là où nos ancêtres recherchaient la fibre textile, nous sélectionnons nos variétés pour leur richesse en cannabinoïdes bénéfiques : CBD (cannabidiol), CBG (cannabigérol), et tout le spectre des terpènes aromatiques qui s'expriment si bien en altitude.

Les Avantages de l'Altitude pour le CBD

La culture de chanvre en montagne, comme le pratiquaient historiquement les Tarins, présente des avantages scientifiquement démontrés :

  • Air pur : absence quasi-totale de pollution, permettant à la plante d'absorber uniquement les nutriments bénéfiques du sol et de l'eau de source

  • Stress environnemental contrôlé : températures fraîches et amplitude thermique importante stimulant la production de métabolites secondaires (cannabinoïdes et terpènes)

  • Eau minéralisée : provenant directement des glaciers, elle s'enrichit en minéraux et oligo-éléments lors de sa descente à travers les roches alpines

  • Ensoleillement intense : plus de lumière UV en altitude, favorisant la photosynthèse et la biosynthèse des composés actifs

  • Plantes plus concentrées : l'air raréfié produit des fleurs plus compactes et denses en principes actifs

Les études menées dans le nord de l'Italie confirment que les concentrations en terpènes sont significativement plus élevées dans les plantes cultivées au-dessus de 1000 mètres, comparées à celles de plaine.

Nos Variétés "Bourgeons Floraux", "Brumes des Monts" et "Aiguilles Vertes"

Nous avons développé trois variétés propriétaires adaptées spécifiquement aux conditions d'Aime-La-Plagne :

  • Bourgeons Floraux : profil floral et fruité, riche en linalol et myrcène

  • Brumes des Monts : notes boisées et terreuses évoquant les forêts d'altitude

  • Aiguilles Vertes : arômes de pin et résine, comme les cimes du massif voisin

Ces noms rendent hommage au paysage qui nous entoure et à cette vallée qui, depuis des millénaires, cultive le cannabis sous ses différentes formes.

Hempereur : Le Retour du Chanvre de Montagne à Aime-La-Plagne

Fidèles à notre engagement pour les circuits courts et l'économie locale, nos fleurs de CBD premium sont disponibles chez nos partenaires commerçants de Moûtiers, capitale historique de la Tarentaise.

Que vous soyez résident permanent, travailleur saisonnier dans les stations voisines (La Plagne, Les Arcs, Courchevel, Méribel, Valmorel), ou visiteur de passage en route vers les sommets, vous pouvez découvrir le CBD de montagne Hempereur directement dans cette ville millénaire qui fut le berceau de la culture chanvrière savoyarde.

Pourquoi Acheter Local à Moûtiers ?

  • Traçabilité totale : de la montagne d'Aime-La-Plagne au comptoir

  • Conseils personnalisés par nos partenaires formés

  • Soutien à l'économie locale : nous croyons au développement territorial

  • Qualité garantie : contrôles rigoureux et transparence absolue

  • Patrimoine vivant : participer à l'histoire contemporaine du chanvre tarin

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Le CBD à Moûtiers : Où Acheter nos Fleurs ?

L'histoire du chanvre en Tarentaise est celle d'une adaptation permanente aux besoins de chaque époque :

  • Antiquité et Moyen Âge : plante textile indispensable pour une économie autarcique de montagne

  • XVIIIe-XIXe siècles : apogée de la culture, jusqu'à concurrence des importations après 1860

  • 1893-1990 : ère industrielle des usines d'électrométallurgie

  • 1960-aujourd'hui : économie touristique et sports d'hiver

  • 2020 et au-delà : renaissance du chanvre bien-être et redécouverte des vertus ancestrales

Chez Hempereur, nous ne nous contentons pas de cultiver du CBD : nous perpétuons une tradition bimillénaire, en l'adaptant aux connaissances scientifiques modernes et aux aspirations contemporaines vers un bien-être naturel.

Là où nos ancêtres tissaient des draps et des vêtements, nous proposons des fleurs premium pour la relaxation et le soulagement naturel. Là où les archevêques-comtes régnaient depuis leur cathédrale millénaire, nous construisons une économie locale transparente et respectueuse de notre environnement alpin.

De l'Autarcie Textile au Bien-Être Naturel : Une Continuité Historique

Quand vous tenez entre vos mains une fleur Hempereur cultivée à Aime-La-Plagne, vous tenez un fragment d'histoire vivante. Vous touchez une plante qui pousse sur les mêmes terres que celles qu'arpentaient les paysans tarins il y a des siècles, une plante qui a nourri, vêtu et accompagné des générations de Savoyards.

Le chanvre n'a jamais vraiment quitté la Tarentaise. Il a simplement changé de visage, passant du textile au bien-être, de la nécessité vitale au choix éclairé. Et dans cette cathédrale millénaire de Moûtiers, témoin de tant d'évolutions, résonne encore l'écho de ces mots en patois : "tsanevi", "bloyé", "tsandavu" – vocabulaire oublié d'une plante éternelle.

Aujourd'hui, depuis les hauteurs enneigées de La Plagne et de Courchevel jusqu'aux rives de l'Isère traversant Moûtiers, le chanvre revient en Tarentaise. Non plus comme fibre textile, mais comme allié bien-être naturel, cultivé avec la même exigence qualitative que nos ancêtres mettaient dans leur artisanat.

Du Tsanevi au CBD : L'Héritage Continue

🌿 Hempereur-CBD

Fleurs de CBD premium cultivées en permaculture à Aime-La-Plagne, Savoie
Plus de 1000m d'altitude - Terroir de Tarentaise

Merci a vous pour votre lecture.

Chez HempereurCBD, notre mission est simple : rendre la science du chanvre accessible à tous.

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